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Selon le rapport de la deuxième édition du Forum national sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité (FNCC) tenu à Yaoundé, le Cameroun ne détient pas le contrôle de ses données numériques nationales. Cela est dû à l’inexistence d’une autorité de protection des données à caractère personnel, la gestion anarchique des données étatiques, la non-existence d’un data center étatique dédié, l’inexistence d’un cadre spécifique lié à l’activité d’investigation numérique et l’absence d’une structure de veille en matière de cybersécurité, bien que ces infrastructures soient critiques et leur l'interruption affecterait négativement le fonctionnement de l'État.

De plus, le pays manque d'un tribunal spécialisé dans les affaires numériques. Les structures de cybersécurité sont compartimentées au sein du corps de défense, et la composante cyberespace n'est pas prise en compte.

Le rapport ajoute que le droit numérique n’est pas intégré dans les programmes de formation universitaire au Cameroun ; les administrations, les entreprises et les universités ne coopèrent pas pour trouver des solutions aux nouvelles attaques.

En 2021, la cybercriminalité a causé à l'économie camerounaise des pertes financières de 12,2 milliards de francs CFA, selon l'Agence nationale des technologies de l'information et de la communication (Antic). Toujours selon cette agence, 27 052 vulnérabilités ont été identifiées dans les systèmes de sécurité informatique des structures publiques et privées en 2021.

 

 

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